Pantouffle de verre ou pantoufle …de vair?

Les fêtes de fin d’année approchent à grands pas!

On en profite pour ajouter de la magie à ce blog. « L’histoire des chaussures » s’attarde cette semaine sur l’un des plus célèbres contes de fées: « Cendrillon ». C’est une histoire que l’on se raconte depuis l’Antiquité et sur tous les continents; avec des variantes spécifiques à chaque culture. On recense même un conte dans lequel c’est un jeune garçon qui devient le souffre-douleur de son affreuse marâtre. Les frères Grimm on écrit leur propre version. Dans leur récit, les méchantes demi-soeurs sont punies d’une manière très cruelle.

On peut donc dire que c’est une fable universelle dans laquelle la chaussure tient un rôle central, presque un personnage à part entière! La version la plus connue est sans doute celle du recueil « Les Contes de ma mère l’Oye » de Charles Perrault (1697).

Pour l’auteur l’auteur du XVIIème siècle, il est clairement question d’un accessoire léger et fragile en verre. C’est par Honoré de Balzac que naît la « polémique » sur la confection du fameux soulier. Un de ses personnages parle d’une paire de chaussures en vair (fourrure de petit-gris, un écureuil nordique). Le doute s’installe! La souillon au grand coeur portait-elle des pantoufles de verre ou de vair?

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De gauche à droite: un écureuil petit-gris et une illustration de Gustave Doré (1867).

L’imagerie populaire penche en faveur du soulier de verre imaginé par Perrault.

Petit retour sur les différentes adaptations de « Cendrillon » sur grand et petit écran:

1. Le classique de Walt Disney (1950… mais régulièrement remastérisé!):

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2. La version « bluette en costumes » des années 1990:

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« À tout jamais » d’Andy Tennant avec Drew Barrymore (1998).

3. La version « teen movie »:

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« Comme Cendrillon  » de Mark Rosman avec Hilary Duff et Chad Michael Murray (2004).

Cendrillon inspire encore et toujours. Le conte est régulièrement réadapté et réinventé. On peut citer le ballet classique de Sergueï Prokofiev (années 1940) ou très récemment une apparition du personnage dans la sympathique série « Once upon a time ».

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Enfin, je souhaite évoquer les escarpins « Cendrillon » signés Louboutin. Ils ont vu le jour en 2012 à l’occasion du collaboration avec la maison Disney.

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Ces chaussures d’exception ne sont pas à la portée de tous les budgets. C’est pourquoi les fashionistas aiment les sites de vente de chaussures proposant des modèles tout aussi éclatants et à petit prix.

Il est temps de clôturer cette chronique envoûtante avec une séquence du célèbre dessin animé. Histoire de retomber en enfance!


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Plutôt derbys ou richelieus?

Derbys, richelieus? …Richelieus, derbys?
Que se cache-t-il donc derrière ces deux mots désignant des chaussures singulières et même temps si semblables?
Les différencier s’avère un art subtil qui tient à quelques détails propres à chaque soulier.
Heureusement, nous sommes là pour vous aider à vous y retrouver!
Tout d’abord, petit rappel sur leurs origines. Que l’on soit « team richelieu » ou « team derbie », une chose reste incontestable. Ils font partie de ces accessoires empruntés au vestiaire masculin. Ils se sont simplement féminisés avec succès au fil du temps. La derby (ou derbie) nous vient tout droit d’outre-Manche. Le nom « richelieu«  quand à lui évoque tout de suite une chaussure créée pour la cour de Versailles.
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De gauche à droite : une chaussure derbie et une richelieu.
Qu’elle que soit votre préférence, il est important de retenir que ces deux modèles se distinguent au niveau du laçage. Les richelieus ont un laçage fermé. Les lacets se trouvent directement dans l’empeigne. Qu’est-ce que l’empeigne me direz-vous? Il s’agit de la partie supérieure recouvrant une chaussure. Elle va du cou-de-pied (partie antérieure ) jusqu’à la pointe. Sur les derbys, les quartiers (parties latérales) sont cousus sur la claque (avant de la chaussure).
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« Anatomie » des chaussures derbie et richelieu
Ces souliers ont su se réinventer pour s’adapter à un public féminin et contemporain. J’en veux pour preuve le choix impressionnant de chaussures actuelles d’ inspiration richelieu et derby.
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Chaussures inspirées des richelieues ou derbies.

Armadillo, les « Monster Shoes » d’Alexander McQueen…

La mode et la musique, c’est loin d’être une « Bad Romance ». La plupart du temps, ce serait même plutôt l’amour fou!

Les créateurs s’inspirent des musiciens. Les chanteurs sont souvent les meilleurs ambassadeurs des grandes maisons.

On peut même dire qu’inventer des modèles pour leurs muses stars, c’est leur dada!

On ne compte plus le sacs, chaussures uniques, vêtements griffés pensés pour les beaux yeux des personnalités du monde de la musique. Les duos stylistes et artistes, c’est une affaire qui marche!

Pour cette génération, Lady Gaga (Stephani Germanotta dans la vie civile) en est l’exemple le plus emblématique. Elle illustre à merveille la folie créatrice qui s’empare de la planète people quand un grand couturier rencontre une pop star déjantée!

Il faut dire qu’elle nous en a fait voir de toutes les couleurs ! Dans le bon sens du terme bien sûr ! Elle est même allée jusqu’à porter une robe en viande. Cela avait fait un de ces scandales, ma bonne dame! Les végétariens et pourfendeurs de la faim dans le monde s’en souviennent encore!

Lady-gaga_armadillo1. Lady Gaga en Alexander McQueen (robe et Armadillos) au MTV Music Awards 2010.

2. Détail des escarpins Armadillo lors du défilé Automne-Hiver 2009/2010.

Cet été, la musicienne délurée fait de nouveau parler d’elle. Il y a d’abord eu l’annonce de la sortie d’ « Artpop », son nouvel album, prévue en novembre.

Elle a aussi été photographiée à deux reprises dans le plus simple appareil! La première pour promouvoir une oeuvre artistique. Elle a récidivé quelques semaines plus tard en posant pour V magazine.

La chanteuse de « Poker Face » fait de nouveau le buzz. Tant mieux!  Voilà une occasion en or! Nous allons pouvoir évoquer un coup d’éclat fashion qui ne manquera pas d’intéresser les fidèles de notre blog!

Rappelez-vous! C’était fin 2009. Le domaine de la chaussure (de luxe en l’occurrence) était frappé par la tornade Gaga!

Je veux bien sûr parler des escarpins Armadillo by Alexander McQueen! Le regretté couturier (Il a mis fin à ses jour en 2010) avait entamé une fructueuse collaboration avec la chanteuse.

Je vous entend déjà vous exclamer : « Qu’est-ce que c’est que cette bête là? ». Vous ne croyez pas si bien dire! Derrière ce nom baroque se cache l’animal dont Alexander McQueen s’est inspiré.

« Armadillo », c’est le terme qui désigne un tatou en anglais et en espagnol. C’est donc à ce drôle de mammifère tout droit échappé de la préhistoire que l’on doit la forme d’un modèle.

Lady Gaga n’a que faire du la réputation « impraticables » de ses improbables chaussures ! L’icône pop de la provoc’ les a bien sûr tout de suite adoptées. Elle les a fièrement exhibées sur les tapis rouges mais aussi dans le clip de la chanson « Bad Romance ».

Nous tenons à lui exprimer au passage notre respect ainsi qu’envers envers tous les mannequins du défilé de cette année là!

Nous ne sommes pas toutes capables de marcher avec grâce et dignité juchées sur des talons de 12 cm !

Lady-gaga_looksClips, concerts, tapis rouges… Un best of des looks de Lady Gaga!

Ces petits monstres on été déclinés de diverses façons (python, strass, cuir…). Selon les modèles,  ils coûteraient entre 3900 et 10000 $. Autant dire des broutilles !

On ne résiste pas à l’envie de revisionner le clip dans lequel les « talons tatou » ont si bien su se faire remarquer!